Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/207

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Machavoine.

Ah ! fichtra ! c’est bien, ça !… c’est honnête ! ça me raccommoda avec vous ! Tenez, mademoiselle Prunette, il faut que je vous embrasse !


Prunette.

Ca n’est pas honnête de s’embrasser quand on ne se connaît pas… beaucoup ! (À part.) Il y viendra !


Machavoine.

Eh bien, connaissez-moi… beaucoup.


Prunette, jetant un cri.

Ah ! cristi !


Machavoine.

Quoi donc ?


Prunette.

C’est un cousin qui vient de me piquer au bras.

Elle relève sa manche.


Machavoine.

Voyons voir que je voie… pour que je regarde.

Il lui prend le bras.


Prunette.

Ne serrez pas si fort.


Machavoine.

Oh ! c’est doux comme une peau de lapin !


Prunette.

Flatteur !


Machavoine.

C’est grassouillet… potelé… Fichtra ! peut-on embrasser ?

Il embrasse.