Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/234

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Scène IV

Les Mêmes, Madame Beaudeloche, entrant



Madame Beaudeloche.

Me voici prête.


Florestine, à part.

Madame ! (Haut, d’un ton soumis.) Voici votre chapeau, monsieur.


Edgard, froidement.

Merci, mademoiselle. (Il le met sur sa tête, tout ébouriffé. À part.) Me voilà gentil… un jour de contrat !


Madame Beaudeloche.

Eh bien, partons-nous ?


Edgard, ahuri.

Certainement… certainement… certainement… (Il regarde tour à tour sa mère et Florestine, qui époussette froidement un meuble ; tout à coup poussant un cri.) Oh ! aïe ! oh ! aïe !


Madame Beaudeloche et Florestine.

Quoi donc ?


Edgard, se tenant la joue.

J’ai mal aux dents !


Madame Beaudeloche.

Ah ! mon Dieu ! encore !


Edgard.

Ça m’élance ! ça m’élance !


Florestine, avec compassion.

Oh ! ce pauvre M. Edgard !

Elle apporte une chaise au milieu.