Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/264

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Madame Beaudeloche, seule.

Qu’est-ce qu’il a donc, ce notaire ?… cette figure renversée !…


Veauvardin, paraissant à la porte du salon, par la droite.

Edgard !… mon gendre !… (À madame Beaudeloche.) Pardon !… vous n’avez pas vu mon gendre ?


Madame Beaudeloche.

Je le croyais au salon.


Veauvardin.

Non ! on le cherche pour chanter au piano… Il doit être sur quelque meuble.

Ils remontent vers les deux portes du salon.

Edgard rentre en scène sans voir les autres personnages. Il est très effaré et tient un panier de charbon à la main. — À part, sur le devant. — Elle parlait de s’asphyxier ! j’ai confisqué le charbon !


Veauvardin.

Ah ! le voici.


Edgard, à part.

Mon beau-père !

Il cache le panier derrière son dos.


Madame Beaudeloche.

D’où viens-tu ?


Edgard.

De nulle part… Je me promène. (À part.) Fichu panier !


Madame Beaudeloche.

Comme tu es pâle ?


Edgard.

C’est le charbon…