Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/296

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faudrait pas davantage pour attraper une bonne fluxion de poitrine…


Saint-Germain.

C’est Madame qui l’est, bonne… de poitrine…


La Baronne.

Je me passerai de vous ce soir… Joseph vous remplacera. Quant à vous, Marie… Comment ! vous voilà encore à coudre, à l’heure qu’il est ?


Marie.

Madame sait bien que je n’aime pas à me croiser les bras…

Saint-Germain décroise vivement ses bras et se jette après un fauteuil qu’il frotte avec acharnement.


La Baronne.

Vous aussi, Saint-Germain ? laissez cela…


Saint-Germain, résistant.

Non, madame ! non, madame !


La Baronne.

Assez !… je le veux !… Allez vous reposer tout de suite…


Saint-Germain.

Ah ! madame, quand on ne travaille pas, le pain qu’on mange est bien amer !…


La Baronne, à part.

Pauvre garçon ! quelle noblesse de sentiments ! (Haut.) Marie… rentrez aussi… je l’exige.


Marie.

C’est pour obéir à madame la baronne.


La Baronne.

Vous laisserez votre porte ouverte… la petite pourrait