Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/347

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La Baronne, souriant.

Ah ! c’est donc cela ! je vous trouvais aussi un air si extraordinaire !


Saint-Germain.

C’était la fête ! (Ils conduisent tous deux la petite Berthe vers sa mère, en lui disant tout bas :) Bonne fête, allons ! chaud ! bonne fête !


Berthe, présentant le bouquet.

Bonne fête, maman.


La Baronne.

Merci, ma pauvre enfant !

Elle l’embrasse et va s’asseoir en tenant Berthe auprès d’elle.


Saint-Germain, bas à Marie.

Repêchés !


La Baronne, à Berthe.

Oh ! quelle drôle d’odeur tu as !


Saint-Germain, à part, effrayé.

Le caporal !


Marie, troublée.

C’est…

Saint-Germain. C’est de l’eau de Cologne, madame.


La Baronne.

De l’eau de Cologne ?


Saint-Germain.

Pour la fête !… toujours pour la fête !


La Baronne.

Mais elle a une odeur détestable !


Saint-Germain.

Les parfumeurs sont si voleurs aujourd’hui ! ils fabriquent