Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/375

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Dardard.

Je fais tout, monsieur, j’exporte, j’importe et je colporte.


Pontbichet.

Tiens ! tiens ! tiens ! et vous gagnez de l’argent ?


Dardard.

Comme ça… Il y a deux ans, j’avais tout juste un zéro dans chaque poche.


Pontbichet.

Et aujourd’hui ?


Dardard.

J’ai deux cent mille francs.


Pontbichet.

Oh ! oh ! oh ! en deux ans ?…


Dardard.

Ah ! je suis de Bordeaux, moi ! Vous n’auriez pas besoin d’indigo ?


Pontbichet.

Pour quoi faire ?


Dardard.

J’en ai à céder.


Pontbichet.

Vous vendez aussi l’indigo ?… Oh ! oh ! oh ! (À part.) Il me fait l’effet de Mercure… en bourgeois. C’est un marron.


Dardard.

Eh bien, dans mon existence, il y a une chose qui me taquine… qui me pèse là… sur l’estomac.


Pontbichet.

Des choux ?