Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/387

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Dardard.

Tenez… vous avez bu quelque chose depuis mon départ… Pontbichet, vous doutez de moi, de mon amour ?


Pontbichet.

Enormément… petit polisson !


Dardard, allant à la table et écrivant vivement quelques mots.

Eh bien, je vais vous convaincre… (Revenant et lui présentant un papier.) Voilà !… vous êtes convaincu ?


Pontbichet.

Qu’est-ce que c’est que ça ?


Dardard.

Un reçu de la dot de votre fille, quarante mille francs.


Pontbichet.

Pour quoi faire ?


Dardard.

Si je n’épouse pas, je suis obligé de vous les rembourser ; c’est un dédit, une fiche… êtes-vous content ?


Pontbichet.

Je comprends… mais alors c’est très sérieux.


Dardard.

Je compte gagner ça sur vos gants.


Pontbichet.

Comment ! sur des gants à vingt sous ?


Dardard.

J’ai marchand à quarante-deux… en Angleterre.


Pontbichet.

En Angleterre ! mais, malheureux, vous vous égarez…