Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/388

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Dardard.

Mon compte est fait.


Pontbichet.

Et la douane anglaise qui perçoit un franc de droit par paire !


Dardard.

Non, non, je ne paye pas ça, moi.


Pontbichet.

Comment ?


Dardard.

Vous allez me faire deux ballots : dans l’un vous mettrez tous les gants de la main droite, et dans l’autre tous ceux de la main gauche.


Pontbichet.

Oui.


Dardard.

Vous expédierez le premier ballot sur Liverpool et le second sur Edimbourg.


Pontbichet.

Oui, mais ça n’empêchera pas la douane de les saisir.


Dardard.

Tant mieux ! c’est ce que je demande.


Pontbichet.

Ah bah !


Dardard.

Parce qu’alors je ne paye pas le port… c’est une économie.


Pontbichet.

Oui, mais vous perdez vos gants !