Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/467

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Lenglumé, à part.

C’est singulier comme il a le nez rouge !


Mistingue, de même.

Vrai, je ne le reconnais pas du tout !


Lenglumé.

Ce brave Mistingue !


Mistingue.

Ce brave Lenglumé !


Lenglumé, à part.

C’est drôle, quand on ne s’est pas vu depuis vingt-sept ans et demi… on n’a presque rien à se dire. (Haut.) Ce brave Mistingue !


Mistingue.

Ce brave Lenglumé !


Lenglumé.

Mais explique-moi comment tu te trouves dans mon alcôve ?


Mistingue.

Ça… je n’en sais rien… je ne te cacherai pas qu’à partir du turbot, j’étais dans les brindezingues…


Lenglumé.

Moi, ça ne m’a pris qu’à la salade.


Mistingue.

Qu’avons-nous fait pendant ce laps ?


Lenglumé.

On ne le saura jamais. Tout ce que je sais, c’est que j’ai perdu mon parapluie… surmonté d’une tête de singe…


Mistingue, gaiement.

Comme moi, mon mouchoir… Nous avons peut-être commis des atrocités !