Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/506

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Mistingue.

Bien malheureuse, en effet !


Lenglumé.

Y es-tu ?


Mistingue.

J’y suis… (Lisant.) « Mardi prochain, tout Paris se portera sur la place de la Concorde pour assister à l’érection de l’obélisque de Louqsor… »


Lenglumé, debout ; derrière lui, et tenant sa cuiller à deux mains, prêt à l’assommer.

L’obélisque !… qu’est-ce qu’il chante ?


Mistingue.

C’est imprimé !


Lenglumé, prenant le journal et lisant.

« Le monolithe sera découvert demain, 24 juillet 1837. » (Avec joie.) 1837 !…


Mistingue, la bûche en l’air.

Hein !… 1837 !


Lenglumé.

C’est un vieux journal !…


Mistingue.

Il y a vingt ans !… Mais alors la charbonnière…


Lenglumé.

Nous sommes innocents !… Ah ! mon ami !… (Ils tombent dans les bras l’un de l’autre en s’embrassant avec effusion.) Et moi qui allais t’assommer !


Mistingue.

Tiens ! moi aussi !


Lenglumé, se dégageant.

Ah ! ça va mieux ! ça me dégrise !… (Se rappelant tout à