Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/91

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Fadinard.

Hein ?


La Baronne.

Quelle langue ! quel feu ! quelle passion !


Fadinard, se montant à froid.

Oh ! ne m’en parlez pas ! la musique !… la musique !… la musique !!! (À part.) Elle va me remettre le chapeau.


La Baronne.

Pourquoi ne faites-vous pas travailler Rossini, vous ?


Fadinard.

Moi ? (À part.) Elle a une conversation très décousue, cette femme-là ! (Haut.) Je rappellerai à madame la baronne que j’ai eu l’honneur de lui écrire un billet…


La Baronne.

Un billet délicieux, et que je garderai toujours !… croyez-le bien… toujours… toujours !


Fadinard, à part.

Comment ! voilà tout ?


La Baronne.

Qu’est-ce que vous pensez d’Alboni ?


Fadinard.

Rien du tout !… mais je ferai remarquer à madame la baronne… que, dans ce billet, je lui demandais…


La Baronne.

Ah ! folle que je suis ! (Regardant son bouquet.) Vous y tenez donc beaucoup ?


Fadinard, se levant, et avec force.

Si j’y tiens !… Comme l’Arabe à son coursier !


La Baronne, se levant.

Oh ! oh ! quelle chaleur méridionale ! (Elle se dirige vers le