Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/318

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Frédéric.

Oh !… je suis avocat…


Malingear.

Exécutant ?


Frédéric.

Non ! mais je commence… J’ai peu de clients.


Malingear.

Je connais ça !… Je ne vous en veux pas !


Frédéric.

Du reste, ma position est indépendante… Mon père, ancien négociant, s’est retiré des affaires avec une fortune honorable… Je suis fils unique.


Madame Malingear, à part.

Ah !


Frédéric.

Enfin, je n’ai pas cru devoir cacher à mes parents les sentiments que j’éprouve pour mademoiselle Emmeline ; et j’espère qu’avant peu, mon père et ma mère feront près de vous une démarche qui imposera silence à toutes les interprétations.


Madame Malingear, bas à son mari.

Il s’exprime avec un charme…


Malingear, à sa femme.

Un avocat !… (À Frédéric.) Monsieur Frédéric, madame Malingear et moi, nous apprécierons comme elle le mérite la démarche que vous nous annoncez.


Frédéric.

Ah ! monsieur…


Malingear.

Mais, d’ici là, nous vous demandons comme un service de vouloir bien suspendre vos visites…