Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/346

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Madame Malingear.

Ah ! je te dis qu’ils sont sortis éblouis… charmés… tous les deux.


Malingear :

Tu crois ?


Madame Malingear.

Et demain… pas plus tard que demain… nous entendrons parler d’eux.


Malingear, apercevant sa fille qui entre.

Chut ! Emmeline !


Emmeline.

Maman, il n’y a plus de sucre râpé.


Madame Malingear.

Voilà la clef de l’office.


Malingear, à Emmeline, qui se dispose à sortir.

Eh bien, tu ne m’embrasses pas ?… (L’embrassant.) Chère petite !… Ton père vient de se donner bien du mal pour toi !


Emmeline.

Quoi donc ?


Malingear.

On ne peut pas le dire… ne le répète pas… c’est un secret.


Emmeline.

Sois tranquille. (À part.) Il s’agit de mariage. (Haut.) Oh ! je ne te le demande pas ! Approche donc… il y a à ta redingote un bouton qui ne tient pas.


Malingear.

Veux-tu me le recoudre ?