Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/358

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Ratinois.

Toi non plus ! Tu as beau crier : "Brava ! brava ! " pour te faire remarquer, je te défie de me raconter la pièce.


Madame Ratinois.

J’applaudis la musique.


Ratinois.

Laisse-moi donc tranquille… Tu clignes de l’œil au second acte.


Madame Ratinois, vivement.

Je ferme les yeux, mais je ne dors pas ; c’est du recueillement.


Ratinois.

Allons donc, c’est du ronflement !


Frédéric.

Mais, mon père, nous avons le plaisir de voir M. et madame Malingear… avec leur demoiselle.


Ratinois.

Oui ! nous les saluons de notre loge ; ils nous saluent de la leur… et voilà ! Ca peut durer une infinité de Rigoletto comme ça ! Par exemple, il y a une chose contre laquelle je proteste formellement !


Madame Ratinois.

Quoi donc ?


Ratinois, se levant.

Pour faire croire aux Malingear que nous avons des relations, tu me forces à distribuer des salutations à un tas de gens que je n’ai jamais vus.


Madame Ratinois, se levant.

Puisqu’ils te les rendent !