Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/359

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Ratinois.

Pas tous !… pas tous !… L’autre jour, je suis tombé sur un. ministre plénipotentiaire… Je lui ai fait, comme ça, de la main…


Madame Ratinois.

Eh. bien ?


Ratinois.

Eh bien, il m’a lorgné avec une certaine raideur… C’est très désagréable !


Frédéric, se levant et remettant des papiers.

Papa, voici tes quittances.


Ratinois, les mettant dans sa poche.

Merci, mon enfant.


Madame Ratinois, à Frédéric, qui prend son chapeau.

Tu sors ?


Frédéric.

Oui ; une course à faire.


Ratinois.

Dis donc, prends la voiture… Elle est au mois… il faut l’utiliser…


Frédéric.

Si vous ne vous en servez pas ?…


Ratinois.

Moi ? Jamais ! Ils sont là deux grands coquins de chevaux qui piaffent toute la journée… ils dépavent la cour.


Frédéric.

À tantôt ! (À part.) Emmeline était au Bois hier… elle y sera peut-être aujourd’hui.

Il sort.