Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/48

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



PERRICHON

C’est un brave jeune homme !… ces dames l’aiment beaucoup.


DANIEL

Oh ! quand elles le connaîtront davantage !… un cœur d’or ! obligeant, dévoué, et d’une modestie !


PERRICHON

Oh ! c’est rare.


DANIEL

Et puis il est banquier… c’est un banquier !…


PERRICHON

Ah !


DANIEL

Associé de la maison Turneps Desroches et Cie ! Dites donc, c’est assez flatteur d’être repêché par un banquier… car, enfin, il vous a sauvé !… Hein ?… sans lui !…


PERRICHON

Certainement… certainement. C’est très gentil, ce qu’il a fait là !


DANIEL, étonné.

Comment, gentil ?


PERRICHON

Est-ce que vous allez vouloir atténuer le mérite de son action ?


DANIEL

Par exemple !


PERRICHON

Ma reconnaissance ne finira qu’avec ma vie… Çà !… tant que le cœur de Perrichon battra. Mais, entre nous, le