Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/94

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
84
LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON.

PERRICHON

Oui, monsieur, c’est moi-même ! je crois avoir le droit de m’en vanter !


LE COMMANDANT

Alors, c’est vous qui avez écrit sur le registre des voyageurs : « Le Commandant est un paltoquet. »


PERRICHON

Comment ! vous êtes… ?


LE COMMANDANT

Oui, monsieur… c’est moi !


PERRICHON

Enchanté !

Ils se font plusieurs petits saluts.

DANIEL, à part, en descendant.

Diable ! l’horizon s’obscurcit !…


LE COMMANDANT

Monsieur, je ne suis ni querelleur ni ferrailleur, mais je n’aime pas à laisser traîner sur les livres d’auberge de pareilles appréciations à côté de mon nom…


PERRICHON

Mais vous avez écrit le premier une note… plus que vive !


LE COMMANDANT

Moi ? je me suis borné à constater que mer de Glace ne prenait pas d’e à la fin : voyez le dictionnaire…


PERRICHON

Eh ! monsieur, vous n’êtes pas chargé de corriger mes… prétendues fautes d’orthographe ! De quoi vous mêlez-vous ?

Ils se lèvent.