Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/137

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Célimare, allant à Colombot, bas et vivement.

Non ! laissez-moi leur dire…


Tous.

Quoi ?


Célimare, à part.

Je les tiens. (Haut à Vernouillet et à Bocardon.) Mes amis, vous saurez tout… ce voyage dont je vous parlais tout à l’heure… c’est une fuite… une fugue !…


Tous.

Comment ?


Célimare.

Je suis ruiné, poursuivi, traqué ! la Bourse…


Colombot.

Comment ! mon gendre… ?

Célimare, bas à Colombot. Taisez-vous donc ! vous ne comprenez rien. (Aux autres.) Enfin je dois… neuf cent soixante-quatorze mille francs… sans compter les frais !


Bocardon et Vernouillet, ils remontent.

Diable !


Célimare.

Oh ! je ne vous demande rien !


Vernouillet, lui serrant la main.

Ah ! mon pauvre ami !


Bocardon, de même.

Mon brave ami !


Célimare.

Merci, merci pour ce mot… mais je me relèverai… on me propose une affaire magnifique… il s’agit de fabriquer