Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/20

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(Il remonte, regardant la cheminée.) Tiens ! vous faites du feu… au mois d’août.


Célimare.

Oui… l’air est frais, ce matin.


Colombot, regardant la fenêtre.

Et vous ouvrez la fenêtre ?


Célimare.

Ca fumait.


Colombot, apercevant le coffret sur la table.

Ah ! le joli coffret !

Il veut le prendre.


Célimare, le retenant.

Prenez garde !… c’est très fragile.


Colombot.

Je parie que c’est encore une surprise… pour ma fille…


Célimare.

Précisément.


Colombot.

Nous le mettrons dans la corbeille.


Célimare.

C’est ça… plus tard… (À part.) Quand il sera vide.


Colombot.

Célimare ! il faudra bien l’aimer, ma fille…


Célimare.

Soyez tranquille, beau-père.


Colombot.

J’ai peur que vous ne soyez un peu mûr pour elle.


Célimare.

Mûr ?… Je n’ai que quarante-sept ans.