Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/21

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Colombot.

D’abord, je vous préviens qu’Emma est très enfant.


Célimare.

Moi aussi…


Colombot.

Si vous l’aviez vue hier emballer ses poupées… car elle vous les apportera…


Célimare.

Ah ! tant mieux ! ah ! tant mieux ! (Confidentiellement.) Cependant, entre nous, je tâcherai de les lui faire oublier.


Colombot.

Qu’est-ce que vous entendez par là ?


Célimare.

Dame… (Lui frappant sur le ventre.) Eh ! eh ! papa Colombot.

Il rit.


Colombot.

Ne riez pas comme ça ! ça vous dessine la patte-d’oie !


Célimare, à part.

Ah ! mais… il est ennuyeux.


Colombot.

Voyez-vous, moi, je suis franc… je ne vous cache pas qu’au premier abord, vous ne me plaisiez pas du tout… Oh ! mais pas du tout.


Célimare.

Ah !


Colombot.

À ma femme, non plus…


Célimare.

Alors, qu’est-ce qui vous a décidé ?