Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/27

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Célimare, il se lève.

Moi ?…


Vernouillet.

Vous ne m’avez même pas invité à votre repas de noce.


Célimare.

J’y ai pensé… mais vous êtes dans les larmes.


Vernouillet.

Je suis dans les larmes… c’est vrai… mais on ne peut pas toujours pleurer… Voilà six mois.


Célimare.

Six mois, déjà !…


Vernouillet.

Mon Dieu, oui… comme le temps passe !…


Célimare.

Mais, cher ami, du moment que vous y consentez, je vous invite… je compte sur vous !


Vernouillet, s’épanouissant.

Vrai ? eh bien, je vais vous prouver que je ne suis point ingrat.

Il cherche des papiers dans sa poche.


Célimare, à part.

Et ma belle-mère qui m’a bien recommandé de n’inviter personne… on ne tient que seize dans la salle à manger… et nous sommes déjà dix-huit… mais bah ! un de plus… un de plus !

Il sourit.


Vernouillet, ouvrant un papier.

J’ai pensé à vous ce matin.


Célimare.

Qu’est-ce que c’est que ça ?