Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/311

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Galathée, à Dardenbœuf.

Pour sceller la réconciliation… je veux qu’il embrasse ma nièce !


Dardenbœuf.

Avec fougue !


Vancouver.

Non !… monsieur !… Ma fille ! (Dardenbœuf embrasse Isménie.) Ca y est ! oh !…

Il prend une chaise et la jette par terre.


Galathée.

Eh bien, qu’est-ce que vous faites donc ?


Vancouver.

Moi ? rien !… C’est cette bête de chaise… Je savoure ce tableau de famille !… (À part.) Je voudrais être enragé pour mordre cet animal-là !


Chiquette, entrant.

Monsieur, le déjeuner est servi !

Elle sort.


Galathée, à Dardenbœuf.

Allons, monsieur, le bras à ma nièce. (À Vancouver.) Venez-vous ?

Chœur

Air : Valse allemande

Vancouver et Dardenbœuf

Il n’est rien qui réconcilie
Comme la table et le bon vin,
Que la plus douce sympathie
Nous rende à tous un front serein.