Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/34

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Célimare.

Ah ! pauvre bête !


Bocardon.

Aussitôt qu’il t’apercevrait, il se dressait sur ses pattes de derrière, comme ça… pour avoir un petit morceau de sucre ! Ah ! tu l’avais bien dressé !


Célimare.

Oui… nous étions très amis.


Bocardon.

C’est au point qu’à peine si tu entrais sous la porte cochère, il se mettait… comme ça… il te sentait. Il faut que l’homme ait un joli parfum, tout de même !


Célimare.

Non : mais l’odorat est tellement développé chez les chiens…


Bocardon.

Enfin, mon pauvre ami, nos soirées sont longues… au lieu de ce bon bézigue que nous faisions tous les soirs…


Célimare.

Ah ! oui… Tu es pour le bézigue, toi ?


Bocardon.

J’aime bien ça !


Célimare.

Il y en a qui préfèrent le domino.


Bocardon.

Moi pas… Ah çà, je te quitte… je vais acheter des gants… ceux-ci ont craqué… À bientôt.

Il remonte.


Célimare.

Adieu.