Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/35

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Bocardon, va jusqu’à la porte de sortie et revient.

Ah !… à propos… ma femme m’a chargé de te demander ce que tu penses des Nord.


Célimare, étonné.

Ah bah ! (À part.) Une lettre ! (Haut, voulant prendre le chapeau de Bocardon.) Mais débarrasse-toi donc de ton chapeau.


Bocardon, résistant.

Non… je m’en vais… il faut que j’aille acheter des gants…


Célimare.

Tu as le temps… tu les achèteras en allant à la mairie… Voyons, donne-moi ton chapeau… je le veux…

Il le prend.


Bocardon, à part.

Est-il aimable !… Voilà un ami.


Célimare.

Tu ne m’as rien dit de mon nouveau mobilier.


Bocardon.

Tiens ! c’est vrai… des meubles neufs !… c’est charmant !

Il tourne autour de l’appartement qu’il examine.


Célimare, à part, visitant le chapeau.

Sous la coiffe… à gauche… (Tirant un billet.) Voilà… Que peut-elle me vouloir, à présent ? (À Bocardon.) Examine la pendule.


Bocardon, regardant la pendule sur la cheminée.

Où as-tu trouvé ça ?


Célimare, s’oubliant.

Dans ton chapeau… (Se reprenant.) Chez Montbro !…