Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/405

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Fourchevif.

Oh ! je ne vous le demande pas pour rien. (Tirant son portefeuille.) Je suis trop juste.


Lambert.

Oh ! oh ! cachez cela.


Fourchevif.

Comment ?


Lambert.

Je ne vends pas de vieux galons.


Fourchevif, étonné.

Ah ! alors, que désirez-vous ?


Lambert, s’asseyant.

C’est bien simple, je désire que vous sortiez de mon nom.


Fourchevif.

Ah ! ça, c’est impossible.


Lambert.

Impossible est joli. Mais vous oubliez donc que je puis vous y contraindre ? On vient de faire une petite loi sur les titres.


Fourchevif, vivement.

Je la connais, mais vous ne voudrez pas, vous un artiste, vous ne voudrez pas dépouiller un pauvre père de famille d’un nom qu’il a honorablement conquis par dix-huit ans d’exercice !


Lambert.

Il y a six mois, j’ai fait condamner un monsieur qui avait conquis ma montre de cette manière-là.


Fourchevif.

Oh quelle différence ! Mais vous ne savez pas tout. Je