Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/436

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Tronquoy, solennellement.

C’est une lettre de la part de M. le comte de la Brossinière…


Fourchevif, regardant le plat avec étonnement, et bas à Tronquoy.

Tiens, pourquoi ce plat ?


Tronquoy, bas.

C’est par ordre de madame la baronne.


Fourchevif, bas.

C’est bien… Mais ne laisse pas traîner mon argenterie. (Tronquoy sort. À part.) A-t-on jamais vu mettre des lettres sur le plat ! (Haut à Lambert.) Le comte de la Brossinière est un voisin… un de mes électeurs les plus influents.


Lambert, regardant le cachet de la lettre.

Oh ! oh ! voici qui est grave !


Fourchevif.

Quoi donc ?


Lambert.

Regardez ce cachet… Trois lions de gueules accostés de six merlettes engrelées de sable.


Fourchevif.

Eh bien ?


Lambert.

Mais ce sont vos armes ! C’est l’écusson des Fourchevif ! M. de la Brossinière a usurpé votre blason !


Fourchevif, tranquillement.

Tiens ! tiens ! tiens !


Lambert.

Et vous ne frémissez pas ? vous ne bondissez pas ?