Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/467

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cassagnol, voulant l’embrasser.

Cher oncle… permettez-moi…


pontcharrat.

Cassagnol !… que le diable t’emporte ! d’où viens-tu ? Je n’ai pas le temps de te mettre à la porte… mais ça se retrouvera.


cassagnol.

Merci. (À part.) Je m’attendais à être plus mal reçu.


gindinet, bas à Pontcharrat.

Dites donc, j’ai surpris cet étranger embrassant votre nièce.


pontcharrat.

Il s’agit bien de cela ! Gindinet, Cassagnol, donnez-moi un conseil.


cassagnol.

Qu’y a-t-il ?


pontcharrat.

Il y a que je suis en butte aux haines du pouvoir. Mes amis, je suis la victime des proconsuls, je viens de recevoir une lettre de Farouchot… c’est la troisième… Ecoutez. (Lisant.) « Citoyen maire, je prends la plume pour vous dire que la moutarde me monte ; vous flanquez-vous de la République ? »


gindinet.

C’est bien écrit.


pontcharrat, continuant.

« Pour la troisième et dernière fois, convoquez votre club, nom d’un nom ! »


cassagnol.

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