Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/173

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d’un saule, je regardais couler l’eau. À la vue de ce malheureux qui se débattait dans l’abîme, je me précipite, je plonge, je le ramène !


Madame Désaubrais et Henriette.

Ah !


Monnerville.

Il m’échappe !


Henriette et Madame Désaubrais.

Ah ! mon Dieu !


Monnerville.

Et redisparaît sous le train de bois… Il était perdu !…


Verdinet.

Mais…


Monnerville.

Vous étiez perdu ! Je replonge, je le ressaisis par un bras, je le ramène encore… Sa main crispée m’entrait dans les chairs… mais qu’importe ! je nage, je redouble d’efforts, j’arrive, enfin… il était sauvé !


Verdinet, à part.

Ah çà, quelle histoire leur fait-il là ?


Henriette, à Monnerville.

Tant de courage ! tant d’abnégation ! (Lui tendant la main.) Permettez-moi de serrer la main d’un ami…


Monnerville.

Ah ! madame !

Il lui embrasse la main.


Verdinet, s’interposant.

Mais, monsieur…