Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/196

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Monnerville.

Puisque vous restez, mesdames, je vous demanderai la permission de vous présenter ma femme, qui arrive demain, avec sa mère.


Verdinet, Henriette, Madame Désaubrais.

Vous êtes marié ?


Monnerville.

Depuis quinze jours… et je suis venu pour retenir l’appartement de ces dames.


Verdinet, à part.

Ah ! si je l’avais su !


Monnerville, bas à Verdinet.

Vous êtes bienheureux que je sois marié… Sans cela…


Verdinet, lui serrant la main.

Cher ami, je vous comprends ! (À part.) Voilà une affaire réglée. À l’autre. (À Galinois.) Votre heure, monsieur ?


Galinois, bas.

Ah ! vous êtes bien heureux que je ne sois pas marié… Sans cela…


Verdinet.

Comment, cette dame aux mains colorées…


Galinois, à l’écart.

Chut ! une faiblesse !


Verdinet, joyeux.

Ah bah ! c’était ?…


Galinois.

Une dame de compagnie… qui daignait, de temps à autre, me faire des petits plats sucrés.