Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


vous apporte l’objet que vous m’avez fait l’honneur de me demander.


Loïsa.

Quoi donc ?


Hernandez, tirant une photographie de son portefeuille.

Le portrait de la reine mon épouse.


Loïsa, prenant la carte.

Une photographie ! Il y a donc des photographes chez les Peaux-Rouges ?


Hernandez.

Non, je l’ai fait faire de mémoire, rue Vivienne… Ca ne lui ressemble pas, mais ça me la rappelle.


Loïsa, regardant la photographie.

Oh ! qu’elle est laide !


Hernandez, avec complaisance.

Oui, elle est assez laide.

Loïsa lui rend la photographie.


Loïsa.

Comment, mon pauvre cousin, vous avez eu le courage ?…


Hernandez.

J’étais en verve ! Et puis l’éclat du diadème… D’ailleurs, il s’agissait de sauver ma vie… et celle de mon domestique. Nous étions tombés dans une embuscade de Chichimèques.


Loïsa, à part, regardant la pendule.

Trois heures et demie… Et mon rendez-vous !


Hernandez.

On me conduisit devant la reine, dans le costume du pays. Le roi était mort depuis huit jours, et le veuvage