Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/39

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commençait à agacer sa veuve. Les Indiennes sont laides, mais elles ont du sang. À ma vue, elle se trouble. "Qu’on me laisse seule avec le visage pâle, dit-elle à ses gardes ; je veux l’interroger." Je compris que mon salut était dans ses mains… et, le lendemain, Sa Majesté me suppliait de régulariser notre situation.


Loïsa, à part, regardant la pendule.

Il n’en finira pas !


Hernandez.

J’ai toujours été républicain ; mais un trône, ça ne se refuse pas… D’ailleurs, le plus fort était fait… J’acceptai… Et la reine fit appeler, séance tenante, son ministre des Beaux-Arts pour me tatouer roi.


Loïsa.

Ah ! le fameux serpent ! Ca doit être curieux ?


Hernandez.

Voulez-vous voir ?


Loïsa.

Merci bien !


Hernandez.

Le lendemain, quand elle me présenta au peuple, j’entendis des murmures… J’armai mon revolver.


Loïsa.

Pardon… j’ai une visite à faire… très importante… et je ne suis pas habillée.


Hernandez.

Ne vous gênez pas, cousine.


Loïsa.

Vous nous conterez la suite ce soir au dessert. Vous trouverez des journaux sur cette table. (Le saluant.) Cousin…