Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/42

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Hernandez.

Cousin… que Dieu te garde !


Martin.

Tu vas bien ? Dis donc, ça ne te contrarie pas que je te tutoie ?


Hernandez.

Nullement. Pourquoi ?


Martin.

C’est qu’il y a des rois qui n’aiment pas ça.


Hernandez.

Des aristos ! Moi, je n’ai pas de morgue… Ainsi, je causais avec ton nègre en t’attendant.


Martin.

J’étais allé au Crédit foncier pour toucher mes coupons, lorsque j’ai eu la chance de rencontrer Montgommier, le capitaine…


Hernandez.

Le petit vieux qui sent la pommade ?


Martin.

Alors, je lui ai donné ma place à la queue et il va toucher pour moi en touchant pour lui… Où as-tu dîné hier ? on ne t’a pas vu.


Hernandez.

Au cabaret… avec des jeunes gens… d’un certain âge… je me suis embêté, ils ont raconté des histoires stupides.


Martin.

Des histoires de femmes ?


Hernandez.

Non, de maris.