Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/55

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Hernandez, très haut.

Bah ! il est coriace !


Martin, à voix basse.

Pas si haut ! Il a attrapé hier un chaud et froid à la source de l’Arveyron.


Loïsa.

Il faisait tant de vent !


Hernandez, avec mépris.

Ca, des hommes ! Un courant d’air les met sur le flanc. (Très haut.) Moi, je me déshabille et je me promène au milieu de la tempête !


Martin.

Mais pas si haut !


Hernandez.

Ah ! c’est embêtant de causer comme ça !

Il va s’asseoir sur le divan.


Martin.

Nous voilà encore obligés de coucher à Chamounix. (Echangeant un regard avec Hernandez.) Nous ne partirons donc jamais pour la Handeck !


Loïsa.

Qu’est-ce qui nous presse ? Vous êtes insupportable avec votre Handeck ! Qu’est-ce que vous voulez y faire, voyons ?


Martin, vivement.

Rien ! Je parle comme touriste.


Pionceux, entrant du fond et très haut à la cantonade.

Non, ça ne peut pas durer comme ça.


Martin et Loïsa.

Chut ! plus bas !