Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/56

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Martin, à Pionceux qui est descendu.

Voyons, qu’est-ce qu’il y a ?


Pionceux.

Il y a que je me plains de la nourriture ! On ne nous donne que les restes de la table d’hôte… et je ne mange que des carcasses et des têtes de lapin !


Martin.

Gourmand !


Pionceux.

Ce matin, j’ai demandé de la soupe : on m’a servi un œil de veau dans de l’eau chaude. Oh ! la Suisse !


Martin.

Tu veux peut-être qu’on te serve des blancs de poulet ?


Pionceux.

Pourquoi pas ?… Ma mère ne vous marchandait pas la nourriture, elle !


Martin, passant à droite.

Ah ! tu m’ennuies ! Va-t’en !


Pionceux, remontant, puis revenant.

Oui, monsieur… Ah ! j’oubliais de vous dire : le docteur est là.


Martin.

Et tu ne nous préviens pas, animal ! Fais-le entrer chez M. Montgommier, je le rejoins.


Pionceux.

Tout de suite. (À part.) Il y a un poulet à la broche, je le guette !… (En sortant.) Oh ! la Suisse !

Il sort par le fond.


Loïsa, à Martin.

Allez vite à la consultation… Je crains une