Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/67

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Qu’elle est belle, éblouissante !… De l’air ! de l’air !… (Il ouvre la fenêtre.) Ah ! j’ai du feu dans les veines ! J’étouffe ! j’étouffe ! (Il ôte son habit et son gilet.) Je me sens mieux !


Loïsa, ouvrant la porte.

Vous voulez me parler ? (Elle l’aperçoit, pousse un cri et referme vivement la porte.) Ah !


Hernandez.

Caraï ! Un peu plus, elle voyait mon tatouage !…


Martin, rentrant par le fond et l’apercevant en manches de chemise.

Qu’est-ce que tu fais là ?… Tu te déshabilles ?


Hernandez.

J’avais un peu chaud, je prenais le frais.


Martin, à part.

Drôle de peuple ! (Haut.) On va apporter le tilleul et le laudanum.


La voix d’Agénor, dans sa chambre, à droite.

Ferdinand ! Ferdinand !


Martin.

C’est Agénor… Je t’en prie… ne le contredis pas… Tu le contredis toujours.


Hernandez, remettant son habit et son gilet.

Il m’agace !

Il passe à gauche.


Martin.

Parbleu ! moi aussi, il m’agace !… Mais, puisqu’il est condamné… un peu de patience !… Couvrons le précipice de roses, donnons-lui son poulet.

Il va au-devant d’Agénor.