Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/78

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Hernandez.

Patience !… notre heure viendra ! L’as-tu décidé à continuer le voyage ?


Martin.

Oh bien oui !…, j’ai employé tous les arguments… j’ai été jusqu’à lui dire que ça ferait plaisir à ma femme. Mais il est buté !… Il se tient le ventre et il répond : "Non ! je veux retourner à Paris ! je veux retourner à Paris ! "


Hernandez.

Eh bien, qu’est-ce que tu décides ?


Martin.

Je décide… que je ne décide rien !… J’avais mon plan… la Handeck !… Il ne veut pas y aller… Ca dérange tout !


Pionceux, entrant par le fond et à voix basse.

Monsieur…

Il tient dans ses mains une fiole et une tasse.


Martin.

Quoi ?


Pionceux, à voix basse.

C’est le tilleul et l’eau d’anum.


Martin, parlant très fort.

Oh ! tu peux parler haut, maintenant. Crie, chante, si tu veux.


Pionceux.

Il va mieux ?


Martin.

Oui. (Indiquant la tasse de tilleul.) Pose ça dans un coin… Ca ne me regarde plus. S’il croit que je vais continuer à être sa garde-malade !