Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 10.djvu/85

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Pionceux.

On s’en va !…

Il sort par le fond en jetant un regard de regret sur le poulet.


Agénor, mangeant.

Vous permettez ?…


Loïsa.

Mon ami, pendant que vous étiez étendu sur votre lit de douleur, j’ai fait un vœu.


Agénor, se servant à boire.

Lequel ?


Loïsa.

J’ai fait vœu de ne plus tromper mon mari.


Agénor, la bouche pleine.

Comme ça se trouve ! j’ai fait le même vœu !


Loïsa.

Ah ! comme nos cœurs se comprennent !… Nous fuirons ensemble.


Agénor, la regardant, stupéfait.

Hein !


Loïsa.

Votre fortune suffira pour nous deux.


Agénor.

Ah ! permettez !


Loïsa.

Nous irons cacher notre bonheur dans un nid de verdure.


Agénor, se levant, une cuisse de poulet à la main.

Ecoutez, Loïsa, je suis convalescent… Je relève de maladie…