Page:Laboulaye - Histoire politique des États-Unis, tome 1.djvu/231

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mes les plus fortes obligations de la véritable loyauté ;

« Nous donc, désireux d’encourager l’entreprise féconde de nos bien-aimés et loyaux sujets, voulant leur assurer le libre exercice et la libre jouissance de leurs droits civils et religieux, et leur conserver cette liberté de foi et de culte qu’ils ont poursuivie avec tant de peines, de douceur et de loyauté ;

« Et tenant compte de ce que dans la colonie il y a des personnes, qui dans leur opinion ne peuvent se conformer à l’exercice de la religion suivant la liturgie, la forme et les cérémonies de l’Église d’Angleterre, ni prêter, ni souscrire les serments et articles faits et établis à ce sujet ;

« Songeant en outre (ceci est curieux comme accusant l’absurdité de ce mélange adultère de la politique et de la religion), qu’en raison du grand éloignement il n’est pas à craindre que cette exception fasse brèche à l’uniformité établie et maintenue dans notre royaume ;

« Nous ordonnons,

« Que personne dans ladite colonie ne soit à l’avenir molesté, puni ou recherché pour différence d’opinions en matière de religion, mais qu’au contraire chacun ait pleine et entière liberté de conscience et de jugement en ce point, pourvu qu’il se comporte paisiblement, et qu’il