Page:Laboulaye - Histoire politique des États-Unis, tome 1.djvu/451

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expédition armée contre ces sujets révoltés ; c’eût été la plus coûteuse et la plus folle des entreprises. Il fallut donc essayer d’une transaction. La situation de la colonie du sud, où tout s’était passé comme dans le nord, car les besoins et les désirs étaient les mêmes, pressa aussi de son côté une pareille détermination.

Les propriétaires, qui tenaient toujours à leur noblesse héréditaire, et à ces privilèges des personnes et des terres, auxquels la colonie n’entendait rien, offrirent quelques modifications qu’on repoussa comme insuffisantes. La question des quitrent amena des difficultés nouvelles, les émigrants n’entendant nullement payer de redevance sur ces terres qu’ils avaient arrachées au désert, et fécondées de leurs sueurs. Ce qu’ils consentaient à payer devait servir à défrayer les salaires des magistrats coloniaux, et les dépenses publiques. Enfin, en 1693, et de guerre lasse, les propriétaires renoncèrent à cette constitution, aussi gênante pour eux que pour la colonie.

« Le peuple ayant signifié qu’il aimait mieux être gouverné par les pouvoirs que concède la charte, sans égard à la constitution fondamentale, il est bon, pour son repos et la protection des gens bien disposés, d’accorder cette requête[1]. »

Avec cette déclaration disparut la législation

  1. Bancroft, III, 15.