Page:Lacenaire, éd. Cochinat, 1857.djvu/190

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— Eh bien ! qu’elles viennent, dit-il en se ravisant, mais à condition qu’on laisse celle-ci avec moi.

Comme on en est persuadé, il ne désignait pas la plus laide. Les trois Anglaises se retirèrent an plus vite, et courent encore.

Une autre fois, une dame de qualité, madame la comtesse D*** lui ayant adressé une épître où respirait la plus tendre compassion pour ses infortunes, Lacenaire n’y répondit que par ce quatrain si franchement cynique au fond et si peu relevée dans la forme.

Tu comprends, je le vois, à tes beaux sentiments
Tous les devoirs sacrés et d’épouse et de mère.
TousQue ne suis-je un de tes enfants !
Que ne suis-je plutôt celui qui t’en fait faire !


C’était pain béni ! qu’allaient faire ces dames dans cette galère de la Force ?

L’assassin de Genevay fut mis au secret au troisième étage, tandis que son complice était sur la cour avec d’autres détenus. François essayait par de sourdes manœuvres de le faire assommer, lorsque le hasard servit à souhait ce projet.

Mais, avant de dire ce qu’il advint de cette conspiration incessante, faisons savoir à nos lecteurs sur quels prétextes s’étayait son ennemi pour lui faire faire un mauvais parti.

On a vu que François, en dénonçant Lacenaire, s’était pris dans ses propres piéges. Quand même cette circonstance n’aurait pas été suffisante pour allumer dans son