Page:Lacuzon - Éternité, 1902.djvu/74

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De ce bonheur lointain dont parlent les étoiles,
Et dont tu lui jurais que rien ne désappointe,
Lorsqu’il en croyait voir errant parmi tes voiles
Le présage éternel flotter vers ses mains jointes…

Et dont le pressentaient ta douceur infinie
Dans tout ce qui s’éveille aux souffles du printemps,
Et ta voix et tes chants, ta sauvage harmonie,
Et sa langueur étrange à t’écouter longtemps...

Et dont l’amour enfin parla, voulant qu’il pleure,
Lorsque dans ce transport qui clôt sa volupté,
Tu permis qu’un instant toute sa chair se meure,
Pour éblouir son âme à ton éternité.

Mais pour qu’alors brisé d’un tel ravissement,
Et sa dernière étreinte expirant dans un râle,
Il retombe au néant du recommencement,
Le signe du destin marqué sur son front pâle !