Page:Lamairesse - L’Empire chinois, le Bouddhisme en Chine et au Thibet.djvu/23

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Chez les Bouddhistes aisés qui sont généralement assez pieux, la femme est sur le même pied que chez les chrétiens.

Les Chinois sont très indélicats dans leurs rapports avec les femmes. Dénués de tout scrupule, ils ont toutes facilités et beaucoup d’habileté pour satisfaire leurs mauvais penchants, Il n y a point de mœurs dans le peuple ; on ne trouve d’exception que dans les familles des campagnes éloignées des grandes villes, familles où Ton rencontre souvent autant et quelquefois plus d’intelligence que chez nous dans les mêmes situations.

La Polygamie n’est tolérée que pour l’Empereur, les princes et les Mandarins ; elle n’est légale pour les autres hommes que dans le cas où une femme arrivée à 40 ans n’a pu donner d’héritier à son époux.

Le livre des Rites punit le concubinage de cent coups de bambou. Si un homme renvoie induement sa femme légale ; il doit la reprendre et recevoir quatre vingt coups de bambou. Pour la récidive la peine est doublée. Mais ces dispositions ne protègent la femme légale qu’en apparence, parce que le code Chinois n’interdit point les secondes femmes. Les Chinois en ont toujours le plus qu’ils peuvent ; cependant, en principe, cela ne leur est permis que dans des circonstances déterminées et avec l’agrément de la femme légale. Elles sont prises en général dans la classe pauvre ou parmi des parents nécessiteux. Les enfants de la seconde femme sont considérés comme étant ceux de la femme légitime si celle-ci n’en a pas. En cas contraire, ils ont autant de droits que ceux de la première femme.

Sauf chez les Bouddhistes fervens, on ne demande jamais le consentement de la femme pour le mariage ; tout se règle entre les parents sans que les intéressés soient consultés.

Le divorce est autorisé par la loi :

1° En cas d’adultère (dans ce cas en général le mari tue sa femme ; la loi édicté la mort).

2° En cas d’injure grave envers les parents du mari ; 3° Si la femme est stérile ;

Malgré cela, le divorce est condamné par l’usage ; La femme divorcée perd le droit d’élever ses enfants et toute situation sociale. Le mari que sa femme ne gêne