Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


consommation d’air est plus considérable ; ce qui appuie l’opinion que le calorique intérieur des animaux à sang chaud résulte de la décomposition de l’air respiré. Je ne connois pas d’expérience qui m’apprenne positivement si, pendant la fièvre, la consommation d’air est réellement plus considérable que dans l’état de santé ; je doute même que cela soit ainsi ; car si la respiration est plus fréquente dans cet état de maladie, il peut y avoir une compensation, en ce qu’alors chaque inspiration est moins grande par la gêne qu’éprouvent les parties ; mais ce que je sais, c’est que lorsque j’éprouve une inflammation locale, comme un furoncle, ou toute autre tumeur enflammée, il s’émane du sang des parties souffrantes un calorique d’une abondance extraordinaire ; et cependant je ne vois pas qu’aucune augmentation de respiration ait alors donné lieu à cette surabondance locale de calorique ; je sens, au contraire, que le sang pressé et cumulé dans la partie malade, doit être exposé à un désordre et à des altérations (ainsi que les parties souples qui le contiennent) qui le mettent dans le cas de produire en ce lieu le calorique observé.

Admettre que l’air atmosphérique contient, dans sa composition, un fluide qui, lorsqu’il en est dégagé, est un calorique expansif, c’est ce