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VINGT-QUATRIÈME

MÉDITATION



CHANT D’AMOUR




Naples, 1822.


Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphire

À travers les rameaux ;

Ou l’onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives

Jouant aux bords des eaux ;


Si, comme ce roseau qu’un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,