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JOURNAL D’UN BIBLIOPHILE

heures plus sérieuses, leur temps et leur énergie au bien et à l’avancement de la nation canadienne.

Le curé Bédard se faisait remarquer par son bon gros rire franc et sonore.

Quant à Ferdinand Gagnon, son gros ventre de trois cents livres rebondissait à faire craindre un désastre.

Cher curé Bédard et brave Ferdinand Gagnon, ils sont morts peu d’années après, l’un en 1884, à l’âge de 42 ans, et l’autre en 1886, à 36 ans, dans toute la fleur de l’âge.

Ce furent là deux pertes sensibles qui ont beaucoup affecté les Canadiens émigrés aux États-Unis.

Le curé Bédard était un orateur sacré de premier ordre. Il avait fait publier un manuel de cantiques et de prières et était l’auteur de chants sacrés des mieux réussis.

Ferdinand Gagnon était un orateur qui soulevait les masses, un patriote convaincu et un brillant journaliste.