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SOUVENIRS POLITIQUES

la charité, je le regrette sincèrement et le désavoue de tout cœur ;

3°. — Si enfin contre mon intention et les sentiments de respect et d’obéissance filliale que j’ai toujours eu pour la Sainte Église ma mère, il m’était échappé dans mes paroles ou mes écrits, des choses que l’on pourrait regarder comme moins favorables à l’esprit de soumission et d’amour qu’un chrétien doit avoir pour celle qu’il considère comme la Maîtresse de la Vérité et son unique organe autorisé sur la terre, je les désavoue complètement, et j’exprime franchement mon désir de les regarder comme non avenues ;

Dans la situation je me trouve aujourd’hui, en face de l’Éternité qui s’avance, l’homme juge mieux de la valeur des choses humaines. S’il éprouve des regrets, c’est d’avoir donné trop d’affection aux affaires de ce monde et d’avoir poursuivi avec trop d’ardeur ce qui pour le chrétien devrait toujours être subordonné aux grands intérêts de l’Éternité ;

Que mes amis, que ceux qui furent mes adversaires politiques prient pour moi le Père commun des chrétiens, et si Dieu m’appelle à lui, qu’ils ne refusent pas à mon âme la charité de leurs prières. »

P. A. Tremblay.
26 décembre 1878.