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SOUVENIRS POLITIQUES

qua de lui, et, cependant son idée s’est depuis longtemps réalisée.

M. Louis Fréchette était à cette époque député de Lévis à la Chambre des Communes : il le convertit à son opinion et l’enrôla dans son bataillon qui n’était pas considérable. M. Fréchette s’empressa de saisir de cette question le gouvernement fédéral. À son instigation, un comité de la Chambre fut formé pour étudier ce sujet d’une si haute importance. Des pilotes, des navigateurs d’expérience furent entendus et ils déclarèrent que cette navigation était possible.

Voici, du reste le rapport du comité spécial nommé par la Chambre des Communes en 1876 :

« Dans le but de recueillir des informations authentiques et sûres, relativement à la possibilité de la navigation du fleuve St-Laurent pendant la saison d’hiver, votre comité a assigné un certain nombre de témoins qu’il a cru, à cause de leur expérience et de leurs connaissances pratiques, les plus capables de lui fournir ces informations.

« Les témoins qui ont donné leur témoignage vice voce sont : Edmond W. Sewell, de Lévis ; constructeur de navires ; Cyrille Fortier de la cité de Québec, capitaine au long cours ; Marmaduke Graburn, d’Ottawa, capitaine au long cours ; J. W. Carmichael, M. P.