Page:Langelier - Souvenirs politiques, vol 1, 1909.djvu/155

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
161
SOUVENIRS POLITIQUES

sources de revenus et en vendant au besoin le chemin de fer du Nord.

Il y avait beaucoup de bon dans ce programme s’il avait pu se réaliser, mais la chose ne fut pas possible. Une raison formidable a tout arrêté ; les libéraux voulaient que M. Chapleau s’effaçât comme premier ministre en faveur d’un conservateur plus acceptable. M. Chapleau aurait peut-être accepté cette condition si on avait pu mettre la main sur ce conservateur, surtout, si ses amis ne s’étaient fortement opposés à cet effacement.

M. Mercier avait fait en Chambre une motion par laquelle il demandait la formation d’un comité composé de onze membres, chargé d’étudier pendant la vacance la position de la province. On avait cru voir dans cette proposition un acheminement vers la coalition. Dans un discours qu’il prononça à St-Hyacinthe il s’empressa de dissiper cette impression. L’Union, un journal libéral de cet endroit, avait dit :

« Il profita de ces explications pour protester contre l’affirmation que sa motion était une tentative de rapprochement avec le parti conservateur. Il ne s’est pas permis de dire ce qui a eu lieu, mais il peut dire que s’il eut voulu se rapprocher c’était bien facile, car on a cherché à raccourcir le chemin, mais il tient