Page:Langelier - Souvenirs politiques, vol 1, 1909.djvu/160

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
166
SOUVENIRS POLITIQUES

de conquérir pour celle-ci l’influence et la place qu’elle avait le droit d’occuper dans la Confédération. C’est à partir de ce moment que le clergé commença à s’apercevoir que les hommes qui dirigeaient le parti libéral valaient bien ceux qui conduisaient la barque conservatrice. Ce fut le commencement de la réhabilitation d’un parti ostracisé depuis tant d’années.

Dès ce moment, M. Mercier s’affirma comme une personnalité avec laquelle il fallait compter dans le monde politique. Son nom était dans toutes les bouches comme le futur chef de son parti à Québec. Le Canadien du 19 avril écrivait à ce sujet :

« Il est à coup sûr l’homme le plus fort et le plus éloquent que les libéraux possèdent dans le district de Montréal.

« M. Laurier, M. Mercier, M. Langelier : voilà les trois personnalités les plus en vue, les trois hommes les plus entourés de sympathies dans les rangs de nos adversaires. Tous trois, ils ont une incontestable valeur.

« Pour le moment, le fardeau de la lutte retombe sur MM. Mercier et Langelier. »

À la suite des élections générales où M. F. Langelier avait été défait dans le comté de Portneuf, les libéraux de Québec lui firent une touchante démonstration pour lui exprimer combien ils regrettaient sa défaite. Après cette