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SOUVENIRS POLITIQUES

démonstration, le Canadien du 10 décembre disait :

« Au point de vue des idées de son parti M. Langelier mérite les éloges qui lui ont été faits, la démonstration à laquelle son nom a donné naissance. Il n’est pas un plus franc libéral que lui. Et c’est justement pour cela que nous l’avons toujours combattu, ce qui ne nous empêche pas de rendre hommage à son caractère d’homme public. S’il a des principes détestables, il n’est pas à vendre. »

L’Université Laval était toujours restée neutre dans la lutte qu’une partie du clergé avait faite au parti libéral. Cette neutralité ne manquait pas de servir aux libéraux qui l’invoquaient comme une preuve qu’après tout, ils n’étaient pas si grands coupables puisque M. F. Langelier, un de leurs chefs y avait toujours conservé sa chaire de droit malgré les nombreuses tentatives faites pour l’en faire expulser. Plusieurs prêtres distingués de cette institution voyaient avec chagrin l’immixtion du clergé dans la politique. Cette sage attitude attira sur l’Université Laval la haine des ultramontains. Ils lui déclarèrent une guerre à mort lorsqu’elle voulut établir sa succursale à Montréal. Le chef de cette opposition était